Malt, c’est la nouvelle plateforme créée pour mettre en relation des travailleurs indépendants avec des entreprises. Marie Vareille, community manager de la start-up, nous présente ce service innovant et indispensable : en plus de 10 ans, le nombre de freelances français a augmenté de 85 %. Ils sont désormais plus de 700 000. Il n’est cependant pas toujours évident de se faire connaître ou de trouver les bons prestataires.

 

Logo Malt, ex Hopwork
Malt met en relation plus de 48 000 travailleurs indépendants avec quelque 27 000 entreprises clientes.

Comment est venue l’idée de Malt ? Pourquoi avoir choisi de développer un outil pour venir en aide aux freelances ?

Malt a été fondée par trois personnes : un entrepreneur et deux travailleurs à leur compte. Vincent Huguet, l’entrepreneur, ne trouvait pas de bonnes recrues pour réaliser ses projets. En parallèle, Hugo Lassiège et Jean-Baptiste Lemée, tous deux développeurs, ne trouvaient aucune plateforme de mise en relation avec les entreprises répondant à leurs attentes. Ils ont donc décidé de créer un service différent de ceux existant.

 

Quelles sont ces différences ? Pouvez-vous nous expliquer votre positionnement par rapport à la concurrence ?

La plupart des plateformes pour freelances adoptent une logique d’offre. Les travailleurs payent un abonnement afin d’accéder aux annonces postées par les entreprises et pour pouvoir y répondre. Ce système a deux contraintes majeures. Tout d’abord, le freelance paye un abonnement sans aucune garantie d’avoir un jour une mission. Ensuite, le volume important de candidatures tire les prix vers le bas. Par conséquent, les meilleurs travailleurs indépendants ne souhaitent plus passer par ces sites.

Chez Malt, nous ne fonctionnons pas avec des appels d’offre. En tant que freelance, vous créez votre profil, détaillez votre expérience, intégrez votre portfolio… C’est le client qui fait son choix en acceptant le tarif journalier indicatif.

 

Imposez-vous une limite en ce qui concerne la fixation de ce tarif journalier ?

Non, nous laissons le libre choix du tarif. Nous recommandons simplement d’être cohérent avec les prix du secteur.  Il faut savoir que le prix des prestations n’influe pas sur le positionnement des profils de freelances dans la recherche.

 

Quels sont les critères qui ont un impact sur le positionnement des freelances dans votre moteur de recherche ?

A la fin d’une mission, le client attribue une note au prestataire et laisse un commentaire sur le service rendu. Ceux qui obtiennent les meilleures notes remontent dans le classement.

 

Votre « business model » semble être relativement similaire à celui d’entreprises telles que BlaBlaCar. Comment cela fonctionne-t-il ?

En effet, c’est exactement le même fonctionnement. Notre plateforme sert à mettre en relation et à assurer les transactions entre freelances et entreprises. Nous prenons ensuite une commission de 10 % uniquement lorsque la mission est effectuée et réglée. Les gens disent souvent que nous sommes le « Airbnb du freelance ».

 

Quels sont les plus de votre service ?

Au-delà de la simple mise en contact entre indépendant et client, nous proposons des services tels que l’automatisation de devis et de factures. Une assurance couvre les parties sur toute la durée de la mission. Il est également possible de bloquer l’argent sur un compte séquestre. Avec ce système, le freelance touche sa rémunération sous 48 heures alors qu’énormément de travailleurs à leur compte subissent des retards de paiement. Le client aura, quant à lui, la garantie de récupérer le montant d’un éventuel acompte si la mission n’est pas terminée.

 

Combien de freelances sont inscrits sur votre plateforme ?

Nous devrions atteindre les 9 000 travailleurs indépendants d’ici la fin du mois de juillet 2015 (ndlr: 48 729 freelances en juin 2017).

 

Combien comptez-vous d’entreprises ?

Plus de 2 000 en juillet 2015 (ndlr: 27 000 entreprises en juin 2017). Il est vrai que beaucoup d’entre elles appartiennent au domaine du web car c’est notre ADN. Ceci s’explique aussi par le fait que ces petites entreprises évoluent rapidement et qu’elles ont besoin d’être très réactives. Elles ont donc souvent recours à des freelances. Nous travaillons également avec des structures plus importantes telles que Le Parisien, Viadeo, My Little Paris…

 

A quels types de métiers Malt s’adresse-t-il ?

Nous sommes ouverts à tous les métiers. Certains sont naturellement surreprésentés : développeurs, graphistes, rédacteurs, community managers… car ils peuvent être exercés plus facilement de façon indépendante.  Mais si vous visitez notre site, vous trouverez d’autres professions, des couturières par exemple.

 

Certaines régions sont-elles plus touchées par le phénomène « freelance » ?

Les zones les plus concernées en France sont, sans surprise, celles qui disposent d’une forte démographie. Dans le top 5 des zones dans lesquelles les travailleurs indépendants sont les plus présent,s on retrouve dans l’ordre l’Ile-de-France, l’axe Lyon-Grenoble, l’axe Marseille-Aix-en-Provence, Lille et Toulouse. Cependant, environ 30 % des freelances déclarent travailler à distance. La zone géographique n’est donc pas toujours un critère de choix.

 

Avez-vous l’intention d’élargir votre cible à d’autres pays ?

L’internationalisation est un de nos objectifs à moyen terme. L’idée serait de garder une tendance locale dans chaque pays afin de créer une véritable communauté.

 

Des activités sont proposées aux adhérents : ateliers, pique-niques. Dans quel but ?

A force  de rencontrer des freelances et de communiquer avec eux, nous nous sommes aperçus que, malgré leur choix de travailler à leur compte, l’isolement était pesant. La plupart de nos adhérents travaillent à domicile ou en entreprise sur de courtes périodes. Il est plus compliqué de rencontrer de nouvelles personnes. Nous avons organisé les « apéros Malt » afin d’offrir aux freelances des moments conviviaux. Même s’ils n’exercent pas le même métier, ils ont tous un point commun, celui d’avoir choisi ce statut.  Même chose pour les ateliers. Lorsque vous travaillez en entreprise, vous avez accès à des formations. En freelance, ces formations sont hors de prix, donc très peu accessibles. Nous avons, parmi nos adhérents, un certain nombre d’experts. Certains ont accepté d’animer des formations à des tarifs abordables.

 

Dans quelles villes ces activités sont-elles disponibles ?

Pour le moment, les pique-niques sont surtout organisés sur Paris. Quelques-uns le sont également à Lyon où se trouve une partie de notre équipe.  Pour pouvoir faire bénéficier de ces rencontres à tous nos adhérents, nous développons des rencontres organisées par des freelances pour les freelances. L’indépendant nous informe de son initiative et nous l’aidons ensuite à organiser et à communiquer sur l’événement.

 

Envisagez-vous des évolutions de votre service ?

Une équipe de développeurs travaille en permanence à l’amélioration de notre solution. Nous avons récemment proposé aux freelances un widget pour pouvoir afficher sur leur site personnel la note qui leur a été attribuée par leurs clients.

 

Passez-vous, vous-même,  par votre plateforme pour trouver des prestataires indépendants ?

Oui, nous travaillons avec des freelances Malt ! L’équipe de base est employée mais il nous arrive de faire appel à certains de nos adhérents pour des missions plus ponctuelles.

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