Créée en 2011 par deux étudiants de l’EM Lyon, Simplifia est aujourd’hui une entreprise qui emploie une trentaine de personnes. Son but initial ? Accompagner les démarches administratives des personnes endeuillées. En quelques années, Simplifia a évolué et s’est diversifiée. Explications de son cofondateur, Maxime Nory.

 

Les deux fondateurs de Simplifia, Baptiste Dhaussy (à gauche) et Maxime Nory (à droite).
Les deux fondateurs de Simplifia, Baptiste Dhaussy (à gauche) et Maxime Nory (à droite).

En 2011, vous définissiez Simplifia comme « un service d’assistance administrative auprès des familles endeuillées ». En 2015, est-ce que cette définition est toujours valable ?

Non, on s’est beaucoup élargis.  Simplifia est une panoplie de services pour simplifier la vie des usagers dans le domaine du funéraire : actuellement, nous avons trois services principaux. L’assistance administrative, qui est notre service de base, et qui simplifie tout l’aspect administratif dans le domaine du funéraire, par exemple avec les comptes bancaires. Notre deuxième service, c’est un annuaire de pompes funèbres, basé sur les avis de clients qu’on a récolté depuis deux, trois ans. C’est un peu le Trip Advisor du funéraire ! Enfin, nous mettons en ligne les avis de décès, comme le font les journaux : ce sont des infos pratiques. Ceux qui les lisent peuvent savoir où se tient la cérémonie, où faire livrer des fleurs, ils peuvent consulter notre boutique en ligne. Ce qu’on veut, c’est clarifier un marché qui n’est finalement pas bien connu du grand public.

 

Est-ce vous vous considérez comme un site web ou un spécialiste du funéraire ? Ou les deux à la fois ?

Les deux. On est un site web, mais nous avons aussi une ligne téléphonique. Nous sommes une société de service en ligne dans l’univers du funéraire.

 

Est-ce que vous envisagez des partenariats avec d’autres entreprises ?

On en a déjà beaucoup ! Nous travaillons aussi avec certaines assurances qui sont spécialisées dans notre secteur.

 

Êtes-vous accompagné par un fond d’investissement ?

Non, nous sommes indépendants. A ce jour, 100 % du capital est détenus par trois associés : Baptiste Dhaussy [NdA : co-fondateur de Simplifia], Jean-Baptiste Vercruysse qui s’occupe de l’informatique et moi.

 

Prévoyez-vous une levée de fond ? Et, à terme, une introduction sur le marché ?

Une levée de fond est éventuelle. Une introduction sur le marché aussi, mais ça n’est pas pour tout de suite.

 

Site de Simplifia
La page d’accueil du site web de Simplifia.

Quels sont vos projets pour 2015 ?

Le déploiement des innovations que nous avons mises en place en 2014. On est encore très petits, même si nous avons beaucoup évolué depuis la création de Simplifia. Nous voudrions occuper une place plus importante.

 

Certaines startups françaises se lancent dans l’international, c’est une chose que vous aimeriez faire ?

Oui, nous en avons déjà parlé. Nous avons le projet de nous déployer en Europe.

 

Le site Funéraire info  a publié récemment quelques articles qui vous titillaient, notamment sur la publication des préavis de décès. Comment vivez-vous les critiques ?

En ce qui concerne cet article de Funéraire info, c’était une erreur de notre part et nous l’avons reconnu. Ça nous arrive d’avoir quelques critiques, mais nous ne les lisons pas. Finalement, si les gens nous critiquent, c’est moins une menace pour nous qu’un indicateur !

 

Vous êtes-vous bien intégrés au secteur du funéraire ?

C’est un secteur où la concurrence est très mal vécue, il y a beaucoup de méfiance. Pour nous, c’est plus un jeu. Nous avons commencé Simplifia dans cet état d’esprit. Il nous est arrivé de recevoir des lettres de mise en demeure, mais ça n’a jamais donné suite.

 

Simplifia, le projet étudiant devenu grand

A l’origine, Simplifia est un projet créé en 2011 par deux étudiants de l’EM Lyon, Baptiste Dhaussy et Maxime Nory. En première année d’école, ils imaginent la jeune pousse dans le cadre du PCE (Projet de Création d’Entreprise) mis en place par leur école. De l’organisation fictive à sa mise en place réelle, il n’y a qu’un pas que Maxime Nory et Baptiste Dhaussy franchissent allégrement. Les deux compères  participent ensuite au Programme Start-Up de leur école, qui va les aider à se lancer. Pourquoi le secteur du funéraire ? Dans une interview accordée à l’EM Lyon, Maxime Nory confiait que ce domaine était « archaïque », avec « beaucoup de choses à améliorer, et souvent décrié par la presse ». Au vu du nombre de médias qui ont parlé d’eux depuis, il est possible que la donne soit en train de changer. De plus, il existe de nombreuses assurances obsèques sur le marché, sensibilisant ainsi le public à ce sujet parfois considéré comme tabou.

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