Ne pas prescrire plus de six médicaments à la fois, telle est la préconisation des spécialistes. Une limite vite franchie quand les patients sont âgés ! Cette situation risquée ne serait pourtant pas une fatalité, selon l’étude du Dr Philippe Denormandie. Quelles sont les alternatives possibles ?

 

Avec les années, les pathologies et donc les médicaments se multiplient

La sur-médications chez les seniors entraînent de forts risques d'effets indésirables.
La sur-médications chez les seniors entraînent de forts risques d’effets indésirables.

Un senior cumulerait environ 6 maladies, selon l’étude « la non-intervention médicamenteuse » menée dans 5 EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). A cela, s’ajoutent diverses souffrances physiques et psychiques inhérentes à l’âge…

Pour les soulager, les praticiens se tournent principalement vers la médication. Résultat : en moyenne 7 molécules différentes par jour et par personne (rapport 2013 sur la politique du médicament en EHPAD).

Le risque de ces accumulations ?

L’iatrogénie médicamenteuse, c’est-à-dire les conséquences néfastes d’un traitement. Elle serait liée à près de 20 % des hospitalisations chez les plus de 80 ans. Prescriptions non coordonnées, erreurs, automédications en seraient les principales causes.

Alléger l’ordonnance

« Vieillir n’est pas une maladie, allégeons les ordonnances y compris en Ehpad ! » Telle est la devise du Dr Philippe Denormandie, DG adjoint du groupe Korian et directeur de l’institut Bienvieillir. Menée au sein de 5 EHPAD, son étude a montré l’intérêt des interventions non-médicamenteuses.

479 résidents ont pu bénéficier pendant 1 an d’autres méthodes de gestion et de prévention  (musique, activités manuelles, ateliers thérapeutiques, promenades…). L’usage de psychotropes a de plus été réévalué de manière régulière.

Et bonne nouvelle, les premiers résultats sont probants :

  • La prescription de neuroleptiques (tranquillisants) est descendue à 11,8 % contre une moyenne nationale de plus de 24 %
  • Les somnifères, les anxiolytiques et les antidépresseurs ont également connu une baisse conséquente.

 

Les médicaments, toujours importants

« Il faut traiter tout ce qui doit l’être et rechercher les solutions alternatives adaptées à chaque fois que c’est possible », indique le médecin. Mais dans certains cas, le médicament reste l’unique solution. Un guide du bon usage détaillant les risques iatrogéniques chez les seniors a été réalisé : « Il est destiné à aider les soignants de Korian, mais aussi les médecins traitants, les pharmaciens, les professionnels de santé désireux d’améliorer la prise en charge de leurs patients âgés« . A noter que cet outil aurait aussi permis de diminuer de 18 % le coût du traitement journalier dans les établissements concernés (de 4,45 euros à 3,64 euros).

 

 

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