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Mis à jour le 07/04/2026

À RETENIR :

  • Avant 26 ans, la plupart des contraceptifs remboursables sont pris en charge à 100 % sans avance de frais.
  • Après 26 ans, la Sécurité sociale rembourse généralement 65 %, avec un reste à charge variable.
  • Certains contraceptifs (patch, anneau, certaines pilules) ne sont pas remboursés du tout.
Remboursement de la contraception : ce qu'il faut savoir

Choisir un moyen de contraception ne dépend pas uniquement de son efficacité. Le coût, la facilité d’utilisation et le niveau de prise en charge peuvent aussi influencer votre décision.

Entre pilule, dispositif intra-utérin, implant ou encore préservatifs, les règles varient selon la méthode utilisée (hormonale, mécanique ou intra-utérine), votre âge et votre situation.

Certaines solutions sont partiellement couvertes par l’Assurance maladie, d’autres restent entièrement à votre charge avec un reste à charge conséquent. On fait le point pour mieux comprendre quels contraceptifs sont remboursés et ceux qui ne le sont pas.

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Quels moyens contraceptifs sont pris en charge par l’Assurance maladie ?

L’Assurance maladie prévoit une participation financière pour différentes méthodes contraceptives1 :

  • certaines pilules contraceptives ;
  • l’implant hormonal, inséré sous la peau pour une durée de plusieurs années ;
  • les dispositifs intra-utérins (DIU), qu’ils soient au cuivre ou hormonaux ;
  • le diaphragme, utilisé en complément d’un spermicide ;
  • les injections de progestatifs, plus rares mais adaptées à certains profils.

Après 26 ans : un remboursement partiel

Pour les femmes âgées de 26 ans et plus, ces moyens contraceptifs sont remboursés à hauteur de 65 % du tarif conventionné fixé par l’Assurance maladie, aussi appelé base de remboursement de la Sécurité sociale (BRSS). Le reste à charge peut varier selon : 

  • le prix réel du dispositif ; 
  • les éventuels dépassements d’honoraires ;
  • et le niveau de couverture de votre mutuelle santé.

Avant 26 ans : une prise en charge à 100 % sans avance de frais

Pour favoriser l’accès à la contraception, un dispositif spécifique a été mis en place pour les jeunes de moins de 26 ans. Dans ce cadre, les prestations suivantes sont prises en charge à 100 % par l’Assurance maladie, sans avance de frais grâce au tiers payant :

  • la première consultation de contraception et de prévention ;
  • les consultations de suivi ;
  • certains examens biologiques liés à la contraception ;
  • les types de contraceptifs remboursables prescrits (pilule, implant, DIU) ;
  • les actes médicaux liés à la pose ou au retrait d’un contraceptif.

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Qui peut prescrire un contraceptif ?

Plusieurs professionnels de santé peuvent accompagner2 les femmes dans leur contraception :

  • le médecin généraliste ;
  • le gynécologue ;
  • la sage-femme ;
  • les centres de santé sexuelle.

Le gynécologue et la sage-femme peuvent être consultés en accès direct hors parcours de soins coordonnés, à condition d’avoir déclaré un médecin traitant.

Le choix d’un contraceptif dépend de votre état de santé, de vos habitudes et de vos préférences. Il n’existe pas de solution universelle, mais une méthode adaptée à chaque femme.

Bon à savoir :

Certains moyens de contraception peuvent être délivrés gratuitement dans les centres de santé sexuelle, notamment pour les mineures souhaitant préserver la confidentialité de leurs démarches, ainsi que pour les femmes majeures ne disposant d’aucune couverture d’Assurance maladie et donc pas de carte vitale.

Quel remboursement pour la pilule contraceptive ?

Les pilules contraceptives se distinguent selon le type de progestatif et le dosage hormonal qu’elles contiennent. Les pilules de 2e génération sont aujourd’hui les plus prescrites, tandis que celles de 3e et 4e génération, plus récentes, sont généralement réservées à des situations spécifiques en raison d’un risque veineux légèrement plus élevé.

Seules les pilules de 1re et 2e génération ouvrent droit à une prise en charge par l’Assurance maladie. Voici une liste non exhaustive des pilules contraceptives combinées (œstroprogestatives) les plus couramment prescrites : Adepal®, Minidril®, Optilova®, Leeloo® ou encore Trinordiol®. Du côté des pilules microprogestatives, Microval® ou Optimizette® sont également concernées. Les pilules non remboursées, quant à elles, représentent un coût mensuel variable, généralement compris entre quelques euros et une quinzaine d’euros.

Remboursement de la contraception : ce qu'il faut savoir

Dans la pratique :

  • une prescription médicale est indispensable pour bénéficier d’une prise en charge ;
  • après 26 ans, le remboursement s’effectue à hauteur de 65 % du tarif de base ;
  • avant 26 ans, certaines pilules contraceptives remboursables peuvent être délivrées gratuitement et sans avance de frais ;
  • un reste à charge peut subsister selon le type de pilule, votre âge, le prix du médicament et les garanties de votre mutuelle santé.
Bon à savoir :

Un pharmacien peut exceptionnellement vous délivrer votre pilule contraceptive même si votre prescription médicale est expirée depuis moins d’un an, afin d’éviter toute interruption de traitement. Ce renouvellement reste toutefois limité à 6 mois.

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Quelle prise en charge pour le dispositif intra-utérin (DIU) ?

Le DIU, plus connu sous le nom de stérilet, existe en deux versions : au cuivre ou hormonal. Il s’agit d’une méthode de contraception de longue durée, souvent choisie par les femmes pour sa fiabilité et l’absence d’utilisation quotidienne.

Sa durée d’action varie selon le modèle :

  • le stérilet au cuivre peut rester en place entre 5 et 10 ans ;
  • le stérilet hormonal est généralement efficace entre 3 et 5 ans.

Côté budget, le coût dépend du type choisi :

  • le DIU au cuivre coûte en moyenne entre 30 € et 60 € ;
  • le DIU hormonal est plus onéreux, autour de 120 € à 150 €.

Le DIU peut être remboursé à hauteur de 65 % du tarif de base après 26 ans, et à 100 % pour les moins de 26 ans. Les actes médicaux associés (consultation, pose, retrait) sont également pris en charge par l’Assurance maladie selon les conditions habituelles.

Bon à savoir :

Le stérilet est souvent plus économique sur la durée qu’une pilule contraceptive mensuelle, compte tenu de sa longévité et de l’absence de renouvellement régulier.

Comment se passe le remboursement d’un implant contraceptif ?

Remboursement de la contraception : ce qu'il faut savoir

L’implant est un petit bâtonnet souple inséré sous la peau du bras par un professionnel de santé. Il diffuse en continu une hormone bloquant l’ovulation. Sa durée d’efficacité est d’environ 3 ans, sans nécessité de prise quotidienne, ce qui en fait une solution pratique pour les femmes souhaitant éviter les oublis.

Côté coût, il faut compter environ 100 € à 120 €. Il bénéficie d’une prise en charge à 65 % par l’Assurance maladie de 26 ans à 40 ans, et d’un remboursement intégral dans le cadre du parcours contraception pour les 18 ans à 26 ans.

Bon à savoir :

Attention, la pose et le retrait d’un implant contraceptif nécessitent l’intervention d’un professionnel de santé. Ces actes sont pris en charge par la Sécurité sociale selon les conditions habituelles.

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Quelle est la prise en charge pour les préservatifs ?

Les conditions de prise en charge ont évolué ces dernières années afin de faciliter l’accès à la prévention. 

Pour les moins de 26 ans, certaines marques de préservatifs inscrits sur la liste des produits et prestations (LPP) peuvent désormais être délivrées sans avance de frais en pharmacie, sans prescription médicale, dans la limite d’une boîte par délivrance. Voici une liste non exhaustive des préservatifs masculins :

  • Eden, Eden Perlés ;
  • Manix Classic, Manix Sensitivity ;
  • Sortez couverts ! ;
  • Be Loved, Sure & Smile.

Du côté des préservatifs féminins, certaines références peuvent également être délivrées gratuitement aux femmes âgées de moins de 26 ans :

  • Ormelle ;
  • So Sexy & Smile ;
  • Be Loved free.
Bon à savoir :

Le préservatif est aujourd’hui le seul moyen de contraception protégeant à la fois contre une grossesse non désirée et contre les maladies sexuellement transmissibles (MST).

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Quels sont les contraceptifs non remboursés par l’Assurance maladie ?

Différents moyens contraceptifs ne sont pas remboursés par l’Assurance maladie. Certaines restent entièrement à la charge de l’utilisatrice ou de l’utilisateur, même sur prescription médicale.

C’est notamment le cas :

  • du patch contraceptif, à renouveler chaque semaine (environ 15 € par mois) ;
  • de l’anneau vaginal, utilisé sur un cycle de trois semaines (environ 15 à 20 € par mois) ;
  • des spermicides, souvent utilisés en complément d’autres méthodes (entre 7 € et 20 €) ;
  • de certaines pilules, notamment les plus récentes ou non inscrites sur la liste des médicaments remboursables ;
  • des préservatifs en dehors des marques prises en charge pour les moins de 26 ans.

Tableau récapitulatif des prises en charge par l’Assurance maladie des contraceptifs selon l’âge des femmes

Méthode contraceptiveMoins de 26 ans26 ans et plus
Pilule (1re/2e génération)100 %65 %
DIU (stérilet)100 %65 %
Implant100 %65 %
Patch/anneau vaginalNon rembourséNon remboursé
Préservatifs (certaines marques)Gratuit en pharmacie sans prescription médicaleNon remboursé

Qu’est-ce qu’une contraception d’urgence hormonale ?

La contraception d’urgence, souvent appelée pilule du lendemain, est gratuite pour toutes les femmes, sans conditions d’âge ni de prescription médicale. Elle doit être administrée le plus rapidement possible après un rapport à risque (oubli de pilule, rupture de préservatif). Selon le type de comprimé, elle peut être efficace jusqu’à 5 jours après le rapport, même si son efficacité diminue avec le temps.

La pose d’un DIU au cuivre dans un délai de 5 jours après le rapport est la contraception d’urgence la plus efficace et peut ensuite servir de contraception sur le long terme. Elle est réalisée par un médecin ou une sage-femme.

Bon à savoir :

Les mineures peuvent accéder à une contraception de manière confidentielle, sans avoir à obtenir l’accord de leurs parents. Le secret médical est garanti : les professionnels de santé ne partagent aucune information, et aucune trace des consultations ou des soins liés à la contraception n’apparaît dans les relevés de remboursement de l’Assurance maladie.

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Quel rôle joue la mutuelle santé dans le remboursement de la contraception ?

Les mutuelles santé permettent de limiter le reste à charge lié aux dépenses de contraception, en particulier lorsque les remboursements de la Sécurité sociale sont partiels ou inexistants. Ces frais peuvent en effet s’inscrire dans la durée : achat mensuel, consultations, pose ou suivi.

Selon les garanties souscrites, votre mutuelle santé peut alors intervenir à plusieurs niveaux :

  • compléter les remboursements de l’Assurance maladie, par exemple pour certaines pilules contraceptives, les implants ou les dispositifs intra-utérins (DIU) des femmes de plus de 26 ans ;
  • proposer un forfait pour les contraceptifs non remboursés, comme le patch contraceptif ou l’anneau vaginal ;
  • prendre en charge les consultations de suivi chez un gynécologue ou une sage-femme.

Le niveau de couverture dépend du contrat choisi, d’où l’intérêt de bien comparer les garanties avant de souscrire.

remboursement de la contraception : tout savoir

Quelles mutuelles choisir avec Cmonassurance ?

Chez Cmonassurance, l’objectif est de vous orienter vers une couverture adaptée à votre profil, permettant de limiter significativement votre reste à charge.

Selon les formules proposées par nos mutuelles partenaires, vous pouvez bénéficier :

  • d’un bon niveau de remboursement sur les soins courants (jusqu’à 400 % BRSS), incluant les consultations chez un gynécologue ou une sage-femme, ainsi que les éventuels dépassements d’honoraires ;
  • d’un forfait annuel pour la pharmacie non remboursée par l’Assurance maladie, sur prescription médicale.

Par exemple, l’un de nos partenaires, la mutuelle Miltis, propose un remboursement via la garantie Lumineis et le pack Bien-être des médicaments (et vaccins) prescrits non pris en charge par le régime de base, dont les contraceptifs. Cette prise en charge est de 50 % des frais réels, dans la limite de 50 € par an et par bénéficiaire.

Demandez gratuitement un devis de mutuelle santé personnalisé pour comparer les garanties et trouver le bon équilibre entre budget et niveau de protection.

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Questions fréquentes sur le remboursement de la contraception

Quel est le remboursement de la pilule contraceptive ?

Le remboursement varie selon l’âge et le type de pilule. Pour les femmes de moins de 26 ans, les pilules contraceptives de 1re et 2e génération sont remboursées à 100 %. Au-delà de 26 ans, la prise en charge est seulement de 65 % du tarif de référence, avec un éventuel complément de votre mutuelle.

Les préservatifs peuvent-ils être gratuits ?

Oui, certains préservatifs inscrits sur la LPP sont délivrés gratuitement aux moins de 26 ans, que ce soit en pharmacie ou dans des structures dédiées (centres de santé sexuelle, centres de dépistage, etc.). 

La mutuelle santé rembourse-t-elle la contraception ?

Les mutuelles peuvent compléter le remboursement de l’Assurance maladie en prenant en charge tout ou partie du reste à charge. Elles peuvent également proposer des forfaits spécifiques pour certains moyens contraceptifs sur prescription médicale, mais non remboursés par la Sécurité sociale, selon le niveau de garanties du contrat.

Peut-on accéder à une contraception sans l’accord des parents ?

Oui, les mineures peuvent consulter un professionnel de santé et obtenir une contraception sans autorisation parentale. Le secret médical est garanti, ce qui permet d’assurer la confidentialité des démarches.

Quel remboursement pour une consultation chez le gynécologue ?

Les consultations chez un gynécologue, en accès direct, sont prises en charge par la Sécurité sociale à hauteur de 70 % du tarif de base si vous avez déclaré un médecin traitant3. Ce remboursement peut atteindre 100 % si vous êtes bénéficiaire de la CSS ou en ALD exonérante. Le reste à charge éventuel et les dépassements d’honoraires souvent pratiqués par les spécialistes, peuvent être remboursés partiellement ou totalement par les mutuelles santé, selon les garanties souscrites.

Sources de l’article : Tout savoir sur le remboursement de la contraception 

  1.  https://www.ameli.fr/assure/remboursements/rembourse/contraception-ivg/contraception ↩︎
  2.  https://www.ameli.fr/assure/remboursements/rembourse/contraception-ivg/contraception ↩︎
  3.  https://www.ameli.fr/assure/remboursements/rembourse/consultations-telemedecine/metropole#:~:text=Les%20consultations%20hors%20du%20parcours,Vous%20serez%20alors%20moins%20rembours%C3%A9 ↩︎

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