Mis à jour le 13/02/2026
- Une salariée peut tirer son lait au travail jusqu’aux 1 an de l’enfant, avec 1 heure par jour prévue par le Code du travail.
- Les pauses d’allaitement ou pauses prises pour tirer son lait au travail ne sont en principe pas rémunérées, sauf accord collectif ou décision de l’entreprise.
- L’employeur doit prévoir un local conforme pour tirer son lait au travail dans certaines entreprises, et des recours existent en cas de refus.
La reprise du travail après un congé maternité s’anticipe souvent bien en amont : mode de garde, organisation du quotidien, rythme du bébé, etc. Pour certaines femmes, une question essentielle s’ajoute : est-il possible de poursuivre l’allaitement tout en travaillant ? Peut-on tirer son lait au travail ?
La réponse est oui. Le Code du travail prévoit plusieurs dispositions spécifiques pour permettre aux salariées d’allaiter ou de tirer leur lait au travail, après leur retour en entreprise. Pourtant, ces droits restent encore largement méconnus, aussi bien des employeurs que des jeunes mamans. À travers ce guide, nous vous expliquons comment concilier allaitement et travail, quels sont vos droits et comment vous organiser sereinement.
Allaitement et reprise du travail : un droit reconnu pendant un an
En France, une salariée peut tirer son lait au travail pendant les heures de travail, jusqu’au premier anniversaire de l’enfant1.
Cette possibilité est encadrée par les articles L1225-30 et suivants du Code du travail, et confirmée par les informations officielles diffusées par Service-public.fr, site de référence de l’Administration nationale2.
Concrètement, la femme dispose d’une heure par jour, destinée à allaiter son enfant ou à tirer son lait au travail. Cette heure est répartie en deux périodes de 30 minutes, généralement une le matin et une l’après-midi.
Pauses d’allaitement : une organisation encadrée
Il est important de préciser que les pauses d’allaitement ne permettent pas de quitter l’entreprise pour se rendre à la crèche ou à son domicile. Dans ce cas, il s’agirait d’une absence classique.
Les pauses d’allaitement doivent être prises sur le lieu de travail, afin de nourrir l’enfant sur place (situation rare) ou, plus souvent, de tirer son lait au travail.
En l’absence de local dédié, cette organisation peut s’avérer complexe et poser un problème logistique, ce qui explique pourquoi ces droits sont encore peu utilisés en pratique.
La rémunération des pauses d’allaitement
En principe, les périodes d’allaitement ne sont pas considérées comme du temps de travail effectif. Elles ne sont donc pas rémunérées par l’employeur.
Toutefois, des exceptions existent et peuvent prévoir le maintien de la rémunération pendant ces pauses, notamment en cas :
- de convention collective ;
- d’accord de branche ;
- ou de mise en place d’un accord d’entreprise.
Dans les faits, certaines entreprises choisissent également de rémunérer ces temps d’allaitement, avec un effet positif sur la qualité de vie au travail des mamans.
Bien que la France ait signé une convention sur la protection de la maternité avec l’Organisation internationale du travail (OIT) prévoyant la rémunération des pauses d’allaitement, cette dernière n’a pas encore été ratifiée par l’État à ce jour. Le Code du travail prévoit des exigences précises concernant le local destiné à l’allaitement. En effet, lorsqu’il existe, ce local doit respecter la loi, c’est-à-dire : Les entreprises employant plus de 100 salariés peuvent être mises en demeure d’installer une salle spécifiquement dédiée à l’allaitement, dans leurs locaux ou à proximité immédiate. Lorsque ce local est disponible, la durée de la pause d’allaitement est alors réduite à 2 périodes de 20 minutes par jour. Le label EFAM (Entreprise favorable à l’allaitement maternel) permet aux employeurs de reconnaître, valoriser et renforcer leur engagement en faveur de la parentalité et de l’allaitement au sein de leur entreprise3. Dans la majorité des situations, les mères qui travaillent optent pour une organisation mixte : Cette période de transition demande souvent un temps d’adaptation, tant pour la mère que pour l’enfant. Une mise en place progressive et un accompagnement par des professionnels de santé ou des associations spécialisées peuvent être précieux pour les salariées. Dans certains pays européens, les pauses d’allaitement sont mieux reconnues qu’en France. En effet, ces dernières sont rémunérées en Allemagne et en Espagne, et peuvent atteindre deux heures par jour en Italie jusqu’aux 12 mois de l’enfant. Pour tirer son lait au travail, plusieurs solutions existent : Le tire-lait électrique peut faire l’objet d’un remboursement partiel par l’Assurance Maladie, sur prescription médicale, avec un complément possible via la mutuelle santé. Une fois recueilli, le lait maternel doit être conservé : Les droits liés à l’allaitement sont encore peu connus et parfois mal appliqués. En cas de difficulté : En revanche, il n’existe pas de congé d’allaitement spécifique en droit français. De plus, un arrêt maladie ne peut pas être prescrit uniquement pour allaitement. Toutefois, le congé parental peut constituer une alternative pour certaines mamans. L’accouchement et les premiers mois de vie d’un enfant génèrent des frais de santé spécifiques : hospitalisation, suivi post-natal, consultations, équipements comme le tire-lait ou encore soins du nouveau-né. Les mutuelles santé proposées par Cmonassurance permettent d’accompagner les jeunes parents à chaque étape : À compter du premier jour du 6e mois de grossesse et jusqu’à 12 jours après l’accouchement, toutes les femmes enceintes bénéficient d’une prise en charge à 100 % au titre de l’assurance maternité. Durant cette période, l’ensemble des frais médicaux remboursables est couvert intégralement, qu’ils soient directement liés ou non à la grossesse. Afin de choisir une mutuelle réellement adaptée à votre budget et à votre situation personnelle, il est recommandé de comparer plusieurs offres. Demandez un devis gratuit et personnalisé pour trouver une complémentaire santé en phase avec votre quotidien de parent. Le code du travail et les textes applicables en droit du travail prévoient que la salariée souhaitant allaiter son enfant, ou tirer son lait au travail peut bénéficier d’aménagements durant les heures de travail, notamment d’une heure par jour durant la première année suivant la naissance (effet d’une heure par jour, pouvant être répartie en deux demi-heures pour tirer son lait au travail). Les entreprises de plus de 100 salariés ont des obligations renforcées et l’employeur doit mettre à disposition un local dédié à l’allaitement ou des locaux affectés au travail aménagés pour permettre de tirer son lait au travail. Oui : lors du retour au travail après le congé maternité, la salariée peut continuer à allaiter son enfant ou tirer son lait au travail. Cet effet d’une heure par jour peut être pris pendant la journée de travail et est considéré comme du travail effectif. La loi précise que cette heure peut être réduite à 20 minutes si l’employeur et la salariée en conviennent, et elle s’applique pendant la première année du bébé. La loi dit la loi sur l’obligation de mettre à disposition des salariées un local pour tirer son lait au travail lorsque cela est possible : les entreprises doivent, dans la mesure du possible, mettre à disposition des salariées un local dédié à l’allaitement ou aménager des locaux affectés au travail à proximité des locaux de l’établissement ou à proximité. Ce local doit offrir intimité et confort (prise électrique pour un tire-lait, possibilité de poser un stock de lait, assise et table) et ne pas être un lieu impropre comme des toilettes. En pratique, la salariée bénéficie d’une heure par jour pour tirer son lait au travail durant la première année du bébé, souvent prise comme deux pauses de 30 minutes ou répartie selon la journée de travail (chaque demi-journée de travail peut comporter un temps d’expression). Cette heure est prise durant les heures de travail et peut être aménagée selon les nécessités du poste, en accord avec l’employeur. Pour la fonction publique et la fonction publique territoriale, des dispositions similaires s’appliquent et peuvent prévoir des modalités spécifiques. La conservation du lait maternel exige un rangement approprié : l’employeur doit, si possible, mettre à disposition un réfrigérateur ou un espace sécurisé pour le stock de lait. Le lait maternel doit être étiqueté avec le nom et la date, et conservé selon les recommandations (généralement au réfrigérateur à 4 °C maximum). En l’absence d’équipement, la salariée peut utiliser une glacière avec des blocs réfrigérants pour préserver son stock de lait maternel pendant la journée. Si l’employeur refuse, la salariée doit d’abord discuter et formaliser sa demande en rappelant les textes de loi et les obligations de protection de la maternité. En cas de refus persistant, elle peut saisir les représentants du personnel, l’inspection du travail ou consulter la convention collective applicable. Des recours existent pour faire valoir le droit d’allaiter leur enfant ou tirer son lait au travail, notamment lorsque la proximité des locaux affectés au travail rend possible l’installation d’un local dédié à l’allaitement. Sources de l’article : Tirer son lait au travail : ce que prévoit la loi sur l’allaitement 1 https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1769#:~:text=Oui%2C%20une%20salari%C3%A9e%20peut%20allaiter,%C3%A0%20partir%20de%20sa%20naissanceLocal pour tirer son lait au travail
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Questions fréquentes sur le droit à tirer son lait au travail
Que prévoit le code du travail français pour tirer son lait au travail ?
Dès mon retour au travail, ai-je le droit de tirer mon lait maternel durant la journée de travail ?
L’employeur doit-il mettre à disposition un local dédié à l’allaitement ou simplement un endroit où s’asseoir ?
Combien de temps et quand puis-je tirer mon lait maternel pendant la journée ?
Comment stocker et conserver le lait maternel sur son lieu de travail ?
Que faire si mon employeur refuse de mettre à disposition un local ou d’aménager mes heures pour allaiter ou tirer son lait ?
2 https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006195594
3 https://culture-rh.com/conge-prime-allaitement/



