A l’occasion de la semaine mondiale de l’allaitement, nous partageons l’expérience d’une collaboratrice de cmonassurance qui a donné son lait au lactarium. Et qui, tout comme son don l’a été, souhaite rester anonyme.

« Enceinte, je ne savais pas si je souhaitais allaiter : cette question me semblait assez lointaine, même si paradoxalement l’arrivée de mon enfant approchait de jour en jour.  Puis, lorsque mon enfant a été là, je ne me suis plus posée de questions et mon choix a été fait « simplement » : j’ai choisi l’allaitement plutôt que les biberons au lait artificiel. C’est à la maternité que j’ai été informée de l’existence du lactarium de ma région et des besoins en lait d’autres bébés. J’ai alors appris que les bébés nés très prématurément ne peuvent être nourris autrement qu’avec du lait maternel, et que parfois les mères ne peuvent malheureusement pas nourrir elles-mêmes leurs enfants. C’est pourquoi le don de lait maternel est essentiel pour « sauver » des bébés. Et, tout comme le sang, le don de lait ne coûte rien à la maman – mise à part le temps (non négligeable !) pris à le tirer. Bref, j’ai choisi de me lancer et de donner mon lait !

Comme on peut le lire sur le site de l'association des lactariums de France, donner son lait "c'est permettre la vie à un autre enfant".
Comme on peut le lire sur le site de l’association des lactariums de France, donner son lait « c’est permettre la vie à un autre enfant ».

Avant de se lancer dans l’aventure, le lactarium vérifie que :

  • Le lait correspond à un « surplus » qui ne manquera pas au bébé ;
  • La maman suivra les recommandations d’hygiène pour tirer le lait dans de bonnes conditions ;
  • La quantité de lait donné est suffisante pour que le lactarium se déplace.

Comment ça marche ?

Une personne du lactarium s’est rendue à mon domicile afin de m’expliquer la procédure, qui est en fait assez simple. Le matériel est entièrement fourni par le lactarium (tire-lait électrique, biberons pour congeler le lait, thermomètre pour contrôler la température du frigo et du congélateur, etc.), et toutes les règles d’hygiène et de conservation du lait sont fournies et surtout bien expliquées. Ensuite, on se met d’accord sur un rythme de récupération du lait selon la quantité recueillie : tous les quinze jours, tous les mois… Et il y a une prise de sang à faire, au premier don.

Est-ce contraignant ?

Je tirais mon lait chaque jour lors de mon congé maternité afin d’établir un stock de lait congelé en prévision de ma reprise professionnelle. J’ai décidé de faire don 3 fois par semaine de mon lait tiré. Ainsi, je suivais scrupuleusement les règles d’hygiènes imposées par le lactarium trois fois par semaines : lavage soigneux, séchage, stérilisation du matériel avant utilisation, etc. Bien que nécessaires, ces règles sont évidemment contraignantes car cela prend plus de temps. Surtout lorsque l’on souhaite tirer son lait en plein milieu de la nuit, par exemple… Cette démarche nécessite également d’avoir un peu de place dans le congélateur pour stocker des biberons ! Il est arrivé que certains litres de mon lait aient été littéralement jetés par le lactarium car le taux de bactéries était trop élevé, sans que je sache ce qui en a été la cause. C’est un coup dur lorsque l’on sait l’effort que tirer son lait représente.

J’ai tout de même beaucoup apprécié donner mon lait au lactarium. J’aimais l’idée d’avoir (un peu) aidé des familles à surmonter la naissance prématurée de leur enfant grâce à ces dons, moi qui ai la chance d’avoir un enfant né en bonne santé. En plus, n’est-ce pas un premier geste éducatif que d’aider son enfant à déjà partager son lait avec d’autres ?

Aujourd’hui, j’ai stoppé mes dons car je n’ai plus de temps à consacrer à la stérilisation du matériel avant chaque tirage. Mais je continue à donner mon sang ! »

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