La France manque de Mark Zuckerberg ! Pour y remédier, un statut d’étudiant-entrepreneur sera instauré à la rentrée 2014. Geneviève Fioraso, la secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur, vient d’en dévoiler les grandes lignes au journal 20 minutes. Aperçu.

 

Le gouvernement espère voir les étudiants créer ou reprendre 20 000 entreprises d'ici 2018.
Le gouvernement espère voir les étudiants créer ou reprendre 20 000 entreprises d’ici 2018.

Seuls 3 % des entrepreneurs étaient des étudiants en 2013, selon l’APCE. La France affiche donc un net retard par rapport aux États-Unis (n’oublions pas que l’on doit Google et Facebook à des étudiants !) Les causes ? Selon Geneviève Fioraso, les jeunes Français manquent d’accompagnement et trop peu de filières sont dédiées à l’entrepreneuriat.

Un nouveau statut avantageux

« C’est pour cela que nous avons lancé à la rentrée 29 Pepite (Pôles pour l’innovation, le transfert et l’entrepreneuriat) et que nous délivrerons dès la rentrée 2014 un statut national d’étudiant-entrepreneur », souligne la secrétaire d’État.

Les atouts du futur statut ?

  • Un étudiant pourra travailler à la création de son entreprise tout en continuant son cursus. « Il pourra obtenir un aménagement de ses études, en ayant par exemple la possibilité de travailler sur son projet à la place d’un stage. »
  • En suivant des modules de formation dédiés, il pourra recevoir un diplôme d’établissement « étudiant-entrepreneur » (ce qui lui ajoutera des crédits ECTS).
  • L’accompagnement sera aussi renforcé : l’étudiant pourra compter sur l’aide de « deux tuteurs (un enseignant et un chef d’entreprise) et aura accès aux espaces de travail coopératifs, coworking au sein d’un Pepite ».
  • Geneviève Fioraso, souligne que ce statut apportera de la crédibilité à l’étudiant face aux banques, clients, fournisseurs… comme « une sorte de label ».
  • Tout étudiant de l’enseignement supérieur aura accès à ce statut, quelle que soit sa formation. Les seules conditions étant d’avoir moins de 28 ans et d’être sélectionné par le Pepite de son campus de rattachement.
  • Les jeunes diplômés voulant créer leur entreprise pourront de plus profiter d’une prolongation d’un an (bénéficiant ainsi plus longtemps des avantages du statut étudiant).

 

20 000 créations d’entreprises

Le gouvernement veut atteindre la création ou la reprise de 20 000 entreprises par des étudiants d’ici 2018. Un objectif ambitieux, reconnait Geneviève Fioraso, mais qui est « d’autant plus vital en période de crise« . « Nous y mettons d’ailleurs les moyens grâce à un budget de 4,6 millions d’euros pour 29 Pepites, qui aura un effet levier », précise t-elle.

 

Où trouver de l’aide ?

En attendant le nouveau statut, vous pouvez déjà vous appuyer sur plusieurs structures d’aide à la création d’entreprise :

  • Dans les grandes écoles et dans de plus en plus de fac : vous pouvez vous adresser aux incubateurs, « juniors entreprises » et « pôles entrepreneuriat ». Vous les retrouverez sur le site de l’APCE.
  • Le réseau « information jeunesse » peut  vous apporter de l’aide dans vos démarches.
  • Les mission locales peuvent également vous aiguiller dans vos projets de création.
  • CréaJeunes, mis en place par l’Adie et Pôle emploi, permet aux jeunes issus de quartiers sensibles de bénéficier d’un accompagnement pour mener à bien leurs projets.
  • Enfin, parce qu’il sera essentiel pour vous d’être bien couvert, n’hésitez pas à vous renseigner sur les offres de mutuelles pour les entrepreneurs.

 

Sources : 20 minutes

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