Les  Français sont fiers de leur système de santé mais n’en demeurent pas moins inquiets pour son avenir. C’est ce que révèle une étude Ipsos pour la FHF. Coup d’œil sur les attentes à satisfaire pour maintenir une belle relation !

 

Notre système de santé serait à la fois une fierté nationale et une grande source d'inquiétude.
Notre système de santé serait à la fois une fierté nationale et une source d’inquiétude.

Un réel attachement

C’est un lien profond qui unit les Français à leur système de santé. 73 % le considèrent même comme l’un des meilleurs au monde, voire le meilleur ! Pour eux, la santé fait partie de leurs droits tout comme l’éducation et la justice. D’ailleurs, ils trouvent que l’information et les droits des patients se sont améliorés.

Publié hier, le 19 mai, le sondage Ipsos pour la FHF (Fédération Hospitalière de France), réalisé sur un échantillon de 1002 personnes, fait donc état d’un sentiment globalement positif. Mais comme dans toute relation, il y a quelques zones d’ombre.

Des sujets de préoccupation

A l’heure où le gouvernement lance son plan d’économie, la prise en charge de la santé est un sujet d’inquiétude pour la majorité des interrogés. Voici les principales craintes  :

  • Son mode de financement  est considéré comme une menace pour 94 % des enquêtés : la saturation, le nombre insuffisant d’hôpitaux publics et de personnels soignants sont ainsi directement remis en cause.
  • De plus, la mauvaise répartition des médecins sur le territoire est considérée comme dangereuse par 91 %.
  • L’augmentation du reste à charge pour les patients inquiète aussi la grande majorité des Français (88 %).
  • Enfin, selon 78% des sondés, tous les patients ne sont pas traités sur un même pied d’égalité. Les causes seraient principalement : la CMU, les moyens disponibles dans la région, les moyens financiers (ils sont 92 % à penser que l’argent permet de meilleurs soins et l’accès aux innovations).

Ce dernier ressenti s’appuie sur une réalité inquiétante : près d’1 Français sur 2 a déjà renoncé à des soins en raison de coûts trop élevés.

Une marge de progression

Pour 53 % des interrogés, le plan d’économies du gouvernement n’est pas un élément décisif pour améliorer les choses. Ils voient en revanche plusieurs points d’amélioration possibles :

  • Selon une grande majorité, les médecins hospitaliers et libéraux devraient mieux communiquer. De même pour l’hôpital et les maisons de retraites.
  •  L’hospitalisation à domicile (pour 62 %) , les centres spécialisés de professionnels (pour 79 %), le déplacement des équipes de soins vers les régions moins pourvues (pour 83 %)…devraient aussi être développés.
  • 84% pensent qu’il y a beaucoup de prescriptions inutiles et presque autant considèrent que des médecins pratiquent des actes non-justifiés.

Enfin, un élément intéressant : 71 % des Français ayant expérimenté la chirurgie ambulatoire sont satisfaits. Cependant, la majorité des interrogés ne partage pas encore l’engouement de l’Etat pour cette pratique. Ils ne sont, en effet, que 2 sur 5 au total à penser qu’il s’agit d’une bonne chose pour optimiser les dépenses. Un vrai travail d’information semble donc nécessaire avant le déploiement !

 

Un salon pour la santé
La FHF a dévoilé cette étude à l’occasion du salon de la Santé et de l’Autonomie. Il a débuté aujourd’hui, mardi 20 mai, et s’achèvera le 22 mai.Près de 20 000 visiteurs et environ 600 exposants sont attendus lors de cette journée réunissant acteurs hospitaliers, médico-sociaux, et entreprises de santé.

 

Sources : FHF, Sondage IPSOS-FHF : LES FRANÇAIS ET LEUR SYSTEME DE SANTE

 

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