Mardi 16 février, on pouvait lire en « une » du quotidien Le Parisien : « Quand les mutuelles dépassent les bornes ». Un dossier qui dénonce entre autres les « tarifs trop élevés et remboursements à la baisse » des complémentaires santé. La Fédération Nationale de la Mutualité Française n’a pas tardé à réagir aux informations publiées par le quotidien. Retour sur leurs arguments.

 

Complémentaire santé : pourquoi les cotisations augmentent ?
Complémentaire santé :
pourquoi les cotisations augmentent ?

Des cotisations en hausse

LeParisien.fr nous apprend que l’Insee enregistre une hausse moyenne de 13.1 % des tarifs primes mensuelles des complémentaires santé depuis 2011, soit une augmentation moyenne de 2.8 % par an.

Pourquoi les cotisations augmentent alors que les adhérents se plaignent d’être de moins en moins remboursés ? Le Parisien a interrogé deux Français se plaignant que les garanties de leur mutuelle baissent, même si les cotisations augmentent. Le journaliste complète : « Les remboursements sont désormais parfois si faibles que les complémentaires ont déjà trouvé la parade en commercialisant… des surcomplémentaires. »

La Fédération Nationale de la Mutualité Française explique la hausse des cotisations par « la hausse tendancielle des dépenses d’assurances maladie (Ondam) » qui s’élève à 2.5% et par « les augmentations successives des taxes prélevées sur les organismes complémentaires, qui pèsent pour 1.2 % dans cette évolution ».

 

Les frais de gestion remis en cause

Le Parisien met l’accent sur le bénéfice réalisé par les mutuelles ; environ 33 milliards d’euros par an pour un total de 26 milliards d’euros de dépenses. En cause ? Les frais de gestion allant jusqu’à 28 % selon la Cour des comptes.

La Mutualité Française affirme que ces frais de gestion « incluent en outre des dépenses liées à des services tels que le Tiers payant ou celles des démarches contractuelles avec des professionnels de santé ». Ainsi, quand un organisme perçoit 100 euros de cotisations, il en reverse 80 % à l’assuré et réserve 1 % pour financer l’action sociale.

 

Un manque de transparence sur les dépenses des mutuelles

Le Parisien dénonce un manque de transparence sur les dépenses des mutuelles malgré la loi votée en 2011, qui impose aux mutuelles, assurances et instituts de prévoyance d’informer leurs clients sur le montant des frais de gestion.

La FNMF rebondit en disant que les mutuelles publient annuellement leurs comptes, dans lesquels figurent les frais de gestion et ce bien avant que la loi ne l’impose. La Mutualité Française en profite pour rassurer les lecteurs sur les pratiques des mutuelles. Ces dernières étant soumises au contrôle de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR), chargé de surveiller l’activité des assurances et intermédiaires et de sanctionner les éventuels manquements.

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