Comment faire baisser les prix des lunettes pour alléger ce poste de dépenses dans le budget des ménages concernés ? A quelques semaines d’intervalle, le gouvernement y répond de deux façons :

  • directe avec l’obligation faite aux ophtalmologistes d’indiquer les valeurs d’écart pupillaire dans les ordonnances de prescription de verres correcteurs (voir notre article du 11 décembre dernier à ce sujet), qui ouvre de nouvelles perspectives aux acteurs du web dont les lunettes sont vendues 30 % à 40 % moins chères que dans une boutique « mortar » ;

 

  • indirecte avec un plancher de remboursement des lunettes et un plafond de remboursement des verres par les mutuelles fixés respectivement à 100 € et 350 €. Par cette mesure, le gouvernement entend faire baisser les tarifs pratiqués par les opticiens pour les lunettes, de manière à ce que les tarifs pratiqués soient adaptés à la solvabilité des acheteurs.

 

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Le minimum de remboursement de la mutuelle optique pourrait être fixé à 100 € par an et par assuré.

 

Et ça ne s’arrête pas là…

De plus, dans les cartons du contrat dit responsable à paraître en 2014, le gouvernement entend limiter le remboursement des verres à une paire tous les deux ans. Exception à la règle : en cas de nouvelle prescription de verres correspondant à une amélioration ou une dégradation de la vue, ainsi que pour les enfants.

Pour compléter le dispositif, le texte en préparation prévoit des tarifs dégressifs de remboursement des verres sur 3 ans, au rythme de 50 € / an. Un rapide calcul conduit à un plafond de remboursement des verres par les organismes de complémentaire santé de 200 € / an et par assuré à l’orée 2018. Pour les verres dits complexes, le maximum remboursé serait désormais de 600 € par an, la dégressivité faisant baisser cette somme à 400 € en 2018.

Pour les montures, le plafond de remboursement est fixé à 100 €, sans dégressivité programmée. De quoi calmer les ardeurs des fashionatas qui veulent disposer de la dernière création à la mode. Pour s’équiper de montures griffées, le consommateur devra faire l’effort financier nécessaire.

Des réactions contrastées

La Mutualité française a réagi hier sur le plateau de France 2 à ces dispositions par la voie de son président : « Lorsqu’une mutuelle rembourse une paire de lunettes, elle finance les magasins en même temps que les lunettes. Il faut arrêter cette inflation stupide ! », a déclaré Etienne Caniard.

Quant à la FNOF, au SynOpE et à l’UDO, syndicats représentatifs des opticiens français, ils dénoncent dans une déclaration commune que « le texte soumis fixe des plafonds de remboursement en optique dégressifs dans le temps sans garantir une baisse des cotisations des complémentaires santé. Ce système conduira à une augmentation des frais de santé et aggravera la fracture sociale. Ce projet confirmerait le désengagement de l’État en matière de protection sociale sur les produits d’optique en donnant le pouvoir de régulation des prix des produits et prestations aux seules complémentaires, et obligerait les Français à augmenter leur budget santé. »

 

Sources : Le Monde, L’Express, Les Echos, mutualite.fr, synope.org

 

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