L’hallali va-t-il sonner pour les mutuelles étudiantes ? Dans le collimateur de nombreux acteurs de la complémentaire santé et d’organismes de défense des consommateurs depuis plusieurs années, les mutuelles étudiantes sentent le vent du boulet se rapprocher. L’association UFC Que choisir, forte d’enquêtes dénonçant leurs dysfonctionnements et le coût trop élevé qu’elles font peser sur le budget des étudiants, a lancé une pétition pour une réforme globale de la Sécurité sociale étudiante.

Cmonassurance s’est fait l’écho à plusieurs reprises des enquêtes menées par UFC Que choisir sur le sujet. Les deux éditions de notre baromètre des e-assurés montrent que les étudiants sont sous-représentés dans la population qui recherche son assurance santé sur internet. Raison principale : comme les mutuelles étudiantes jouent le rôle de la Sécurité sociale et celui de complémentaire santé, le marché est verrouillé.

 

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Selon la Fédération des associations générales étudiantes (la Fage) et UFC Que choisir, le régime de Sécurité sociale des étudiants est qualifié de « vétuste, complexe et inefficace ». Un jugement sans appel . Selon Mathieu Lescot, de l’association de défenses des consommateurs, « leur taux de frais de gestion est de 13,7 %, trois fois plus élevé que pour l’Assurance maladie ». la Cour des comptes a chiffré dans un rapport que le rapatriement de la Sécurité sociale étudiante dans le régime général ferait économiser quelque 70 millions d’euros par an.

Pour signer la pétition : http://www.quechoisir.org/argent-assurance/assurance/assurance-des-personnes/etude-mutuelles-etudiantes-etudiants-signez-notre-petition/

 

 

Les principaux reproches faits aux mutuelles étudiantes

1/ Un modèle qui date de 1948 et qui est unique à la France. Plutôt que de dépendre de l’Assurance maladie directement et d’être soumis au régime général, les étudiants sont affiliés à la Sécurité sociale étudiante via deux grandes entités : la LMDE (ex-Mnef) et le réseau emeVia qui regroupe 11 mutuelles étudiantes régionales. Ces entités jouent un double rôle :

  • Celui de la Sécurité sociale, avec une prise en charge des dépenses au titre de la solidarité nationale. Elles répondent dans ce cas à une mission de service public, à but non lucratif ;
  • Celui de complémentaire santé car elles proposent des contrats de mutuelles santé aux étudiants lors de leur inscription. Principal avantage : la mise en place facilitée de la télétransmission : les étudiants qui souscrivent à une complémentaire santé de leur mutuelle étudiante n’ont pas besoin d’envoyer leur feuille de soins. Si ils souscrivent à une complémentaire santé à titre individuel, hors les mutuelles étudiantes, la télétransmission n’est pas active et ils doivent envoyer par courrier leur feuille de soins pour être remboursés. Une contrainte qui dissuade les étudiants de comparer les contrats et de faire un choix éclairé.

2/ Des allers-retours entre le Régime général et la Sécurité sociale étudiante sources d’erreurs

UF Que choisir constate que l’adhésion à la mutuelle étudiante, qui se fait lors des inscriptions à l’université et sous format papier, est source d’erreur et de retard dans la délivrance des cartes Vitale. Résultat : en 2012, sur plus d’1 demi-million de transferts du régime général vers la Sécu étudiante, seulement 350 00 avaient été réellement transférés à la fin de l’année.

3/ Deux réseaux concurrents pour le même service

LMDE et emeVia, bonnet blanc et blanc bonnet ? Sur la partie Sécu, oui, puisqu’elles « liquident », selon le jargon de la profession, pour la Sécurité sociale. En revanche, les deux organismes se livrent à une farouche bataille pour glaner des étudiants et leur proposer de souscrire leur complémentaire santé chez eux. Car, sur la partie complémentaire santé où elles opèrent au titre d’assureur privé, leur but est clairement lucratif.

4/ Un service client défaillant

Taux de décroché largement inférieurs aux standards du marché, appels inaboutis, délais de remboursement très longs… UFC Que choisir a passé au crible els services clients des mutuelles étudiantes et le résultat de l’enquête n’est pas reluisant. Un site a même été créé pour dénoncer ma mauvaise gestion des contrats : Mutuelle Etudiantes : Se Grouper Pour Agir (http://mutuelles-sgpa.fr/).

Sources : Le Parisien, Le Nouvel Observateur, FAGE, UFC Que Choisir, Le Monde

Les quatre NON de la Fage et d’UFC Que choisir
 

1/ NON à une gestion jugée inefficace et qui crée du renoncement aux soins pour près d’un étudiant sur quatre.

2/ NON à une organisation complexe pour les étudiants, notamment les étudiants de première année qui ne comprennent pas le double rôle (Sécurité sociale + complémentaire santé) joué par les mutuelles étudiantes.

3 /NON à un système considéré comme coûteux pour la collectivité.

4/ NON aux réformes inabouties.

 

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