Nous vous avons parlé à plusieurs reprises des bracelets de fitness Fitbit, ces objets connectés qui ont permis aux salariés de la société américaine Appirio de payer moins cher leur assurance santé grâce à un système de points.

Apple Watch
Après Fitbit, Apple lance son propre objet connecté : l’Apple Watch.

Manifestement, la méthode fait des émules. Microsoft a récemment lancé son propre bracelet, Microsoft Band, et Apple son Apple Watch. Les données relevées par les entreprises américaines sur chaque utilisateur de ces bracelets permettraient de concevoir des contrats d’assurance sur mesure. La marque à la pomme est d’ailleurs en train de développer son projet de service mobile HealthKit, et des négociations seraient actuellement en cours avec l’un des plus gros assureurs des USA UnitedHealth.

L’enjeu est de taille pour les entreprises américaines, qui cherchent à réduire le coût des assurances santé. Pourquoi ? Parce que ce sont elles qui offrent des assurances privées à leurs salariés. Un contexte que l’on retrouvera en France en 2016 avec la généralisation de la mutuelle collective à tous les salariés.

IBM est de la partie

Plus récemment, IBM a investi dans la société Pathway Genomics. Le but ? Proposer des dépistages et même des analyses d’ADN afin de déceler, entre autres, les risques de cancer et les risques cardiaques. L’application propose des conseils adaptés à chaque utilisateur.

Associé avec Pathway Genomics, IBM va proposer des analyses d'ADN pour déceler les risques de maladies cardiaques.
Associé avec Pathway Genomics, IBM va proposer des analyses d’ADN pour déceler les risques de maladies cardiaques.

IBM souhaite faire franchir une nouvelle étape à l’application. Avec l’aide de son intelligence artificielle Watson, IBM va rassembler tous les tests génétiques collectés par Pathway Genomics. Les données, croisées avec une série d’autres informations collectées en temps réel sur les utilisateurs (grâce aux montres Apple Watch et aux bracelets Fitbit), seront exploitées et restituées à l’utilisateur sur leur tablette ou leur smartphone. IBM projetterait lui aussi de signer des contrats avec des assurances santé.

Is Big Brother watching you ?

Que les utilisateurs de ces gadgets soient suivi d’une telle façon par les assurances et les employeurs soulève cependant des questions éthiques. Certains, comme France Info, dénoncent déjà  l’arrivée d’un « système orwellien » : «Toutes les entreprises majeures du numérique s’y sont mises, poussées à priori par de nobles sentiments concernant notre bien-être collectif. Malheureusement, ce serait faire preuve d’une grande naïveté que d’imaginer qu’il s’agit là de leur seule ambition ». En résumé : si les clients ayant un mode de vie sain (c’est-à-dire qui appliquent les recommandations qui leur sont faites) bénéficient d’avantages, les autres sont pénalisés. En clair et à terme, ce système pourrait réguler le nombre de barres chocolatées que vous mangez quotidiennement ou vous obliger à aller faire un footing au lieu de regarder la finale de la Coupe du Monde.

 

Et en France ?

Le PDG d’Axa France, Nicolas Moreau, a présenté en novembre sa nouvelle stratégie : #DigitalAxa, un programme prévu sur trois ans, pour un budget de 180 millions d’euros. Objectif ?  Moderniser l’assurance. Le PDG promet une explosion des objets connectés, et a d’ores et déjà annoncé qu’il poursuivrait son partenariat avec Withings, une entreprise française qui crée des objets connectés. « Nous avions déjà beaucoup de données traitées par les actuaires, a-t-il déclaré. Avec le Big Data, nous pourrons définir des tarifs plus adaptés à nos clients. »

En juin dernier, Axa France avait lancé un test en offrant à 1 000 employés le bracelet connecté Pulse O2 de Withings.  Le principe est le même que les bracelets Fitbit ou Apple Watch : indiquer le nombre calories brûlées, la distance parcourue, etc. Officiellement, Axa souhaitait ainsi s’assurer elle-même du profil qu’elle protégeait. Les données de chaque utilisateur étaient prélevées à des fins de prévention médicale. En échange, les premiers bénéficiaient d’un avantage santé. Un test « inquiétant », selon le site Objet Connecté. Le public acceptera-t-il cette intrusion dans sa vie privée ?

 

Sources :

  • Numerama, ici et ici
  • La Revue du Digital 

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