Le secteur funéraire est décidément un domaine où l’innovation est permanente. A l’heure où les cimetières commencent à être surchargés et où certains pointent du doigt la pollution engendrée par les crématoriums, une nouvelle tendance apparaît : l’utilisation du corps du défunt comme élément biologique et biodégradable.

pratiques funéraires écologiques
Les forêts remplaceront-elles les cimetières comme lieux funéraires ?

Devenir un arbre après sa mort : un choix d’avenir ?

Renaître en arbre après votre mort ? C’est possible si l’on en croit le projet Capsula Mundi. Le principe est simple : le corps du défunt est déposé dans une capsule biodégradable en forme d’œuf.  Une fois la capsule mise en terre, on plante un arbre (ou des graines) au-dessus. Le corps du défunt en décomposition sert de nutriment à l’arbre en question. Les deux concepteurs de Capsula Mundi, les designers italiens Raoul Bretzel et Anna Citelli, espèrent ainsi que des forêts viendront remplacer les cimetières. Plus qu’un simple projet écologique, les deux créateurs voient leur idée comme une nouvelle renaissance pour l’homme et le moyen de créer des lieux funéraires plus apaisants que les cimetières traditionnels. Pour le moment, ce genre de sépulture est interdite en Italie. Mais la donne pourrait bientôt changer, ce qui révolutionnerait l’organisation des Obsèques.

Quand deux entrepreneuses font des pratiques funéraires un enjeu écologique

Preuve que la tendance arrive de plusieurs côtés du monde, l’idée de transformer le corps du défunt en compost est née à deux endroits différents. Une Américaine et une Suédoise ont en effet développé ce concept séparément. Avec quelques nuances toutefois. La première, Katrina Spade, est à l’origine du projet Urban Death. S’inspirant des techniques consistant à faire du compost à base de dépouilles d’animaux, elle espère appliquer la même méthode de décomposition au corps humain. Objectif : faire fermenter la matière organique (donc humaine) pour la transformer en terreau enrichi. Cette transformation s’opère pendant un long processus chimique au cours duquel le corps du défunt doit être placé au contact de sciure ou de copeaux de bois pour que la fermentation opère. Katrina Spade prévoit un bâtiment spécial destiné à cette transformation : le corps serait bien sûr hors de la vue des proches mais le lieu ferait tout de même office de lieu de recueillement pour les familles. Actuellement, la jeune femme recherche des financements pour son projet. Elle a notamment lancé une campagne de crowdfunding sur Kickstarter.

La Suédoise Susanne Wiigh-Masak propose une approche plus douce : elle souhaite quant à elle ne pas appliquer la technique traditionnelle du compostage « par respect pour les proches » du défunt. Avec sa société Promessa, elle a donc élaboré une méthode particulière qui consiste à réduire le corps en compost en le plongeant dans de l’azote liquide à -196° C. Rendu plus fragile, le corps du défunt est décomposé en minuscules particules après avoir été secoué. Séchées à froid, les particules restantes sont filtrées pour en enlever les métaux avant d’être glissées dans un cercueil miniature et biodégradable. Une fois dans la terre, le compost se désagrège en servant de nutriment à ce qui l’entoure.

Qu’il s’agisse de Capsula Mundi ou Promessa, l’idée de renaissance, presque autant que la démarche écologique, est au cœur de ces projets. Ces nouvelles pratiques funéraires trouveront-elles des adeptes ?


Sources : Capsula Mundi, Promessa, Le Figaro.

En savoir plus : pour le financement des funérailles, quelle garantie Obsèques choisir ?

 

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