Grippe A H1N1 : la Ministre de la santé va présenter une stratégie vaccinale
Les recommandations sur les priorités sanitaires d'utilisation des vaccins contre le virus de la grippe A H1N1 publiées par le HCSP vont être suivies par le Ministère de la Santé. Cet avis propose une hiérarchie dans la priorité des publics à vacciner. Qualifié de "remarquable de qualité, de clarté, de transparence" par Roselyne Bachelot, le travail effectué par les experts scientifiques servira de base à la proposition ministérielle de stratégie vaccinale "qui pourra être mise en œuvre lorsque les vaccins seront disponibles". "Les vaccins étant livrés au fur et à mesure de leur production, la vaccination contre le virus grippal A H1N1sera proposée à la population progressivement, selon la stratégie vaccinale retenue.".
À la date du 7 septembre, le HCSP recommandait de vacciner contre le virus A H1N1 :
- en priorité, les personnels de santé, médico-sociaux et de secours, en commençant par ceux qui sont amenés à être en contact fréquent et étroit avec des malades grippés ou porteurs de facteurs à risque ;
- et par ordre de priorité, les groupes de population suivants :
Ordre 1:
* Les femmes enceintes à partir du début du deuxième trimestre ;
* L'entourage des nourrissons de moins de six mois (parents, fratrie, adulte en charge de la garde ce qui inclut le personnel en charge de la petite enfance) ;
* Les nourrissons âgés de six à 23 mois avec facteur de risque.
Ordre 2 : les personnes âgées de 2 à 64 ans avec facteur de risque
Ordre 3 :
* Les nourrissons âgés de six à 23 mois sans facteur de risque ;
* Les sujets âgés de 65 ans et plus avec facteur de risque.
Ordre 4 : les personnes âgées de 2à 18 ans sans facteur de risque afin de réduire la transmission.
Ordre 5 : les personnes âgées de 19 ans et plus sans facteur de risque.
S'agissant de la vaccination des personnels de santé, médico-sociaux et de secours, l'objectif est de "protéger le système de prise en charge des malades". En effet, les personnels de santé, s'ils sont infectés, pourraient transmettre le virus à des patients vulnérables et être à l'origine de "flambées nosocomiales". S'appuyant sur une prise de position de l'OMS en date du 24 juillet, le HCSP juge "nécessaire que les services de santé puissent continuer à fonctionner au fur et à mesure du déroulement de la pandémie".
Le HCSP entoure ce nouvel avis d'un rappel : "l'objectif principal de la vaccination est la réduction du risque de formes graves et de décès de grippe plus que la maîtrise de la dynamique qui reste néanmoins souhaitable".
Source : Ministère de la Santé et des Sports
Publié le 10/09/2009.