"Les conséquences sanitaires du virus sont imprévisibles. Ses retombées sur la vie économique et sociale ne font pas de doutes. Pendant plusieurs mois, le niveau de notre activité pourrait être ralenti. Nous essayons donc d'anticiper, d'endiguer et de nous adapter à la situation" : c'est ce qu'a déclaré le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, lors de son audition par la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale. Il a assuré de la mobilisation du gouvernement : "Une cellule interministérielle de crise fonctionne depuis le 30 avril, et elle se réunit tous les mercredi place Beauvau". Puis il a détaillé le dispositif de prise en charge de la grippe A H1N1.
Pour le ministre, les mesures barrières ont prouvé leur efficacité : « depuis la rentrée, sur 66 000 établissements scolaires, 44 ont été fermés intégralement, 69 ont fait l'objet de fermetures de classes. Ces fermetures n'ont pas eu de conséquences dommageables sur le service public de l'éducation. Et cela a prévenu une dissémination du virus : à la réouverture des classes et établissements, aucun cas n'est réapparu. A ce jour, trois établissements restent totalement fermés », a-t-il détaillé.
Sur la campagne de vaccination, il a annoncé qu' "environ 1 million de doses devraient être livrées aux alentours du 15 octobre. La campagne vaccinale devrait être lancée à la fin du mois d'octobre".
Le ministère de l'Intérieur a insisté sur les mesures de sécurisation des dispositifs d'acheminement des vaccins anti-grippe A H1N1 : "Nous avons décidé fin juillet la sécurisation du seul site français qui fabrique les vaccins, celui de Sanofi à Val de Rueil (Eure). Nous travaillons aujourd'hui à la question de l'acheminement".
Source : ministère de l'Intérieur.
Publié le 07/10/2009.