Grippe A H1N1 : "Plus d'inconvénients que d'avantages à fermer les frontières"

"Dans la gestion de la grippe A H1N1, la position de l'OMS (Organisation mondiale de la santé) et du ministère de la Santé est claire : il y aurait plus d'inconvénients que d'avantages à fermer les frontières", déclare Didier Houssin, directeur de la Santé." La fermeture des frontières aurait des conséquences délétères pour l'industrie pharmaceutique, qui est directement liée aux flux de matières premières. Par ailleurs, les système de santé au Luxembourg et en Suisse emploient 40% de travailleurs transfrontaliers français."

La coopération transfrontalière sur la grippe A H1N1 s'est organisée depuis juin 2009 au niveau de l'espace de la "Grande Région" (regroupant les Länder de Sarre et de Rhénanie-Palatinat, la Région Lorraine, le Grand-Duché de Luxembourg et la région wallonne de Belgique), sous l'impulsion du préfet de la zone de Défense-Est et préfet de la Moselle Bernard Niquet.

"La priorité consiste à établir la liste des professionnels de santé transfrontaliers, pour éviter qu'ils ne soient réquisitionnés dans le cadre des campagnes de vaccination contre le virus de la grippe A H1N1 en France", explique le colonel Michel Blanckaert, chef d'état-major de la zone de Défense-Est. Car leur réquisition pourrait fragiliser les système de santé des pays voisins. Les autorités travaillent également à une harmonisation du dispositif de veille et de prise en charge du virus. "Des contacts réguliers nous permettent d'échanger sur l'avancée de la pandémie et sur les stratégies nationales de vaccination : fréquence des injections, calendriers d'ouverture des centres de vaccination, etc. Cette nécessaire harmonisation n'empêchera pas chaque partenaire d'avoir sa propre politique, notamment en termes de coûts ou de taux de population vaccinée", ajoute le colonel Blanckaert. Enfin, "il s'agit d'analyser les flux de travailleurs frontaliers susceptibles de se faire vacciner dans le pays voisin, en vertu des accords transfrontaliers de libre accès aux soins".

Source : Préfecture de la région Lorraine.

Publié le 24/09/2009.