Environ 30% des médecins n'estiment pas nécessaire l'évaluation de leurs pratiques professionnelles
Une étude de la Drees montre que les médecins adhère partiellement à l'évaluation des pratiques professionnelles. Environ 30% d'entre eux n'estiment pas nécessaire la nécessité d'une évaluation des pratiques. Un médecin sur 3 déclare avoir participé à une évaluation des pratiques professionnelles. La Drees estime que "les taux de participation à l'EPP reflètent largement la maturation lente et inégale de ces dispositifs, leur concrétisation sur le terrain étant parfois inachevée".
"Ce sont souvent les mêmes médecins qui participent à l'évaluation des pratiques professionnelles et pratiquent la FMC" relève l'étude. "Les médecins les plus soucieux d'accès à l'information s'intéressent aussi à l'information délivrée par les visiteurs médicaux qui peuvent offrir des sessions de FMC financées par les laboratoires pharmaceutiques". Plus de 75% des médecins font leur propre formation "en s'abonnant à des revues médicales, par l'acquisition d'ouvrages, ou encore à l'aide de supports électroniques ou de sites de formation à distance". Plus de 8 sur 10 "participent aussi à des sessions collectives de FMC et cumulent ainsi différents modes de formation". Profil des médecins qui adoptent les démarche d'EPP : ceux qui participent aux gardes, à la régulation des urgences ou les membres des réseaux , ainsi que les médecins qui se servent des RBP (recommandations de bonne pratique).
Pour les six recommandations de bonne pratique suivantes : l'asthme, l'hypertension artérielle, les anomalies lipidiques ou dyslipidémies, la migraine, la dépression, l'obésité du sujet jeune, environ 90% des médecins disent utiliser au moins l'une de ces recommandations. Près de 3 médecins sur 5 sont en phase avec les recommandations, 1 sur 3 a une attitude plus modérée. Un médecin sur 10 ne s'en sert pas ou peu car considérant le contenu pas adapté.
Source : Drees.
Publié le10/11/2009.