Grippe A H1N1 : pas de remise en cause du choix de la vaccination collective

La ministre de la Santé a déclaré que, "aujourd'hui, nous ne remettons pas en cause le choix de la vaccination collective. Nous avons simplement ouvert la possibilité d'avoir recours aux médecins libéraux lors d'une deuxième étape de la vaccination, après une première campagne massive de vaccination contre la grippe A H1N1. Notre objectif est de vacciner le plus grand nombre de personnes, tout en préservant la capacité soignante de la médecine de ville. 401 000 consultations pour grippe ont été recensées la semaine dernière, soit 10% de plus que la semaine précédente. Les médecins généralistes sont en première ligne et vont être encore plus sollicités dans les semaines à venir pour prendre en charge les patients grippés. Il faut être prudent avant de leur en demander davantage".

Selon elle, l'implication des médecin libéraux dans l'organisation de la campagne de vaccination soulève des questions : "Le conditionnement en multidoses, la traçabilité imposée par la pharmacovigilance et le suivi administratif de la vaccination, la diversification de l'offre de vaccins qui va rendre ce suivi plus compliqué, la priorisation de la population rendue nécessaire par la livraison échelonnée des vaccins, la maîtrise du coût de la campagne, la responsabilité qui est transférée à l'État seulement en cas de réquisition".

A propos des informations qui ont circulé sur la lenteur du démarrage de la campagne de vaccination contre le virus de la grippe A H1N1, Roselyne Bachelot a rappelé que "les centres de vaccination fonctionnent globalement bien" et sont dans "une dynamique de progression. Nous en sommes aujourd'hui à plus de 200 000 personnes vaccinées depuis le début : 120 000 en établissement de santé, 80 000 en centres de vaccination".

Des propos complétés par ceux de la directrice de l'INVS : "L'épidémie de grippe A H1N1 progresse, elle s'accélère même, c'est indubitable". Les femmes enceintes et les nourrissons de 6 à 24 mois pourront s efaire vacciner à partir du 20 novembre.

Source : ministère de la Santé.

Publié le 23/11/2009.