Grippe A H1N1 : 6 millions de personnes prioritaires pour la campagne de vaccination collective

Au moment de lancer la campagne de vaccination collective contre la grippe A H1N1 qui démarre le jeudi 12 novembre, Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, a déclaré que "le temps n'est plus à la polémique". Les premières personnes à être vaccinées contre la grippe A H1N1 ont été les personnels soignants hospitaliers. La vaccination du reste de la population par ordre de priorité dans 1 060 centres de vaccination démarrera le 12 novembre. L'Assurance maladie va envoyer un bon de vaccination à 6 millions de personnes. Sont concernées les personnes entourant des jeunes enfants, les professionnels de santé, les médecins de ville et les personnels des établissements médico-sociaux. De plus, les personnes fragiles souffrant de pathologies qui les rendent sensibles au virus, sont elles aussi concernées.

A propos de la progression de l'épidémie, Roselyne Bachelot a précisé que "le nombre de consultations pour grippe ne cesse d'augmenter depuis le mois d'octobre : 360 000 la semaine dernière, 10 fois plus qu'il y a un mois" et a souligné que "les formes graves se multiplient".

Concernant la défiance des professionnels de santé pour cette vaccination, la ministre de la Santé a ajouté que plus de "80 000 praticiens hospitaliers ou médecins et infirmiers de ville, à s'être fait vacciner"., soit 1 membre des seuls personnels soignants hospitaliers sur 10. Concernant le nombre de professionnels de santé volontaires prêt à s'impliquer dans la vaccination collective, Mme Bachelot dit que "la grande majorité des 1 060 centres de vaccination sont déjà pourvus en personnels".

La dangerosité des vaccins anti-grippe A H1N1 est également sujette à polémique : "Sur 50 000 professionnels vaccinés jeudi soir, l'Afssaps relève une trentaine d'effets indésirables d'intensité bénigne à modérée, qui se sont pour la plupart manifestés par une légère douleur au site d'injection ou des maux de tête et de fièvre passagère". Le directeur de l'Afssaps a annoncé qu'un "dispositif de surveillances des effets indésirables des antiviraux et des vaccins" fonctionne d'ores et déjà.

Quant à l'Assurance maladie, elle a identifié les personnes prioritaires à qui elle enverra un bon de vaccination avec lequel elles pourront se présenter dans les centres de vaccination. Les personnes qui n'auront pas reçu de bons de vaccination devront se présenter dans une Caisse Primaire d'Assurance maladie où il leur en sera délivré un. Elles n'auront pas besoin d'avoir recours à leur mutuelle pour le remboursement du vaccin, dont le coût est totalement pris en charge par l'État.

"La campagne ne s'arrêtera pas là", a ajouté la ministre de la Santé. Prochaines personnes concernées : les femmes enceintes, les bébés de 6 à 23 mois, les personnes de plus de 65 ans présentant des facteurs de risques.

Source : ministère de la Santé.

Publié le 10/11/2009.