Grippe A H1N1 : le plan de lutte contre l'épidémie "première victime du virus"
Auditionnée pour la dernière fois le mercredi 16 juin 2010 par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur la campagne de vaccination de la grippe A H1N1, la ministre de la Santé a déclaré : "Le plan a été la la première victime du virus". Roselyne Bachelot a listé "les points positifs de cette campagne" tout en concédant des "points noirs". Premier d'entre eux : "Cette pandémie a été révélatrice des des insuffisances de notre système de santé et de notre administration". Second d'entre eux : "le principe de la vaccination" a été mis à mal. Selon Roselyne Bachelot, les responsables sont soit "occultes et dissimulés derrière la toile du net, ou bien notables en quête d'une éphémère célébrité médiatique. Nos politiques de prévention, à l'avenir, doivent se doter de la solidité nécessaire pour leur résister".
La ministre de la Santé a mis en exergue la difficulté pour la médecine libérale, "médecine individuelle qui s'exerce dans un colloque singulier avec le patient, à passer à une approche populationnelle", exigée par la campagne de vaccination contre le virus de la grippe A H1N1.
La ministre a défendu "la légitimité de l'État à coordonner un tel dispositif" dans le cadre de ses "fonctions régaliennes". Selon elle, toutefois, cette pandémie a également révélé "la parcellisation de l'administration : tout au long de cette pandémie, j'ai regretté que les ARS n'aient pas été installées plus tôt", a-t-elle confié.
Source : Service de presse de la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale.
Publié le 17/06/2010.