Grands conditionnements de médicaments : 25 millions d'euros d'économie en 2009

13% : c'est l'écart de coût entre un traitement médicamenteux pour 3 mois contre le même traitement conditionné pour une durée d'1 mois. De plus, il permet aux assurés de n'avoir pas à payer deux fois la franchise mise en place en 2008. La conséquence : une économie de 105 millions d'euros pour le régime obligatoire de l'Assurance maladie, pour les patients et pour les organismes d'assurance complémentaire santé ou mutuelle santé.

C'est depuis avril 2005 qu'existent ces grands conditionnements. Ils ont été mis en place pour les 4 patholgies chroniques suivantes : le diabète, l'hypertension artérielle, le cholestérol et l'ostéoporose. A fin 2009, près de 4 traitements sur 5 de ces différentes affections étaient disponibles en boîtes de 3 moins dans plus de 9 pharmacies sur 10.

Toutefois, il y a encore un vaste potentiel d'économies pour les acteurs du système de santé. Les économies globales pourraient atteindre 390 millions d'euros si 3 traitements sur 5 des quatre affections suscitées étaient réalisés en grands conditionnements : 230 millions pour l'assurance maladie, 78 millions au titre du "ticket modérateur" à la charge des patients et des complémentaires santé et 80 millions de moindre dépense pour les assurés au titre de la franchise.

"Au regard de la progression continue du nombre et du coût des traitements médicamenteux du diabète (1 milliard en 2009 en progression de +3,7 % par rapport à 2008), de l'HTA (2,7 milliards en 2009 contre 1,6 en 2000) et de l'hypercholestérolémie (1,4 milliard en 2009, soit une hausse de +3,6 % par rapport à 2008), le développement des conditionnements trimestriels présente une réelle opportunité pour l'assurance maladie, les patients et les assureurs complémentaires de réaliser des économies", dit Jocelyn Courtois, responsable du département des produits de santé à la Caisse nationale d'assurance maladie.

Les grands conditionnements sont majoritairement destinés aux patients stabilisés dans leur traitement. Les médecins prescripteurs ne sont pas obligés de prescrire ces grands conditionnements. La question est plus aiguë pour les pharmaciens d'officine qui, eux, hésitent à développer la vente de grands conditionnements dans la mesure où leur marge est plus faible puisque le prix d'un grand conditionnement est inférieur à celui des traitements prescrits au mois le mois.

Source : Cnamts.

Publié le 28/01/2010.