Fermeture annoncée de 182 blocs opératoires en France
Le ministère de la santé a annoncé dimanche que 182 blocs opératoires devraient être fermés en France. Ces blocs pratiquent moins de 1500 actes chirurgicaux par an, ce qui est jugé insuffisant.
Selon Guy Vallancien, professeur d'urologie du conseil national de la chirurgie, ces fermetures sont nécessaires, même si elles provoquent de vives réactions. Toutefois, les décisions de fermeture devront être étudiées au cas par cas. En effet, si certains blocs pratiquent peu d'opérations, ce peut être dû à la localisation rurale, mais aussi à la fuite des patients vers d'autres hôpitaux par peur d'erreurs médicales. Car même si le gouvernement ne publie pas les chiffres, certains blocs qui opèrent moins souvent sont aussi ceux qui ont les plus forts taux d'échec et de décès des patients.
C'est donc une question de sécurité des patients et non pas une question économique si des blocs opératoires doivent être fermés. S'il y a des réfractaires, ils le sont pour des raisons politiques et non parce qu'ils pensent à la sécurité des malades, qui doit pourtant être la priorité dans cet univers.
Publié le 27/10/2009.